11.08.2009
Séparer l’État de la gauche
Divers travaux personnels m’ont empêché de rendre compte jusqu’à présent du dernier livre publié voici quelques mois par Philippe Némo. Je tiens à le faire ici, car c’est un livre important.
Némo s’y propose de relire l’histoire politique et culturelle de la France depuis la Révolution, d’une manière féconde et novatrice. Némo reprend la thèse selon laquelle il y a deux Révolutions françaises profondément antithétiques : 1789 et 1793.
La première, dit-il, a posé l’idéal de la démocratie libérale, la seconde le contre-idéal jacobin, étatiste et socialiste. L’histoire des deux derniers siècles a vu la seconde occulter graduellement la première et l’évacuer de l’espace public.
1789, explique Némo, était encore présent dans la fondation des trois premières Républiques. 1789 était présent aussi dans un anticléricalisme rationnel qui se proposait de séparer l’Église de l’État, et incarné par des hommes tels que Jules Ferry. 1789 était présent, toujours, dans les rangs des dreyfusards à la fin du XIXe siècle.
C’est à ce moment que 1793 a commencé, nettement, à prendre l’ascendant. 1793 a donné naissance alors à une gauche et une extrême-gauche nouvelles, d’une part, et à une extrême-droite, nouvelle elle aussi. La seconde a triomphé à Vichy, au temps du pétainisme, et on pourrait en retrouver des traces jusque dans ce qui reste du Front national. La première a pris les traits d’un anticléricalisme radical qui a remplacé le cléricalisme par un autre, que Némo appelle « laïcisme ». Elle s’est emparée de l’école où elle a substitué le « laïcisme » à la laïcité. Elle a gagné l’université, et a, après la Seconde Guerre mondiale, acquis une position de monopole intellectuel depuis lequel elle a procédé à une reconstruction de pans entiers et cruciaux de l’histoire du pays : de la Révolution, précisément, au déroulement de l’affaire Dreyfus, de la naissance de l’école laïque à la Résistance au nazisme et à la collaboration.
Le résultat, écrit Némo, a été « la profonde décadence de toute la vie culturelle française pendant près d’un demi-siècle » : « toute la pensée française » s’est trouvée « stérilisée par le nihilisme, le cynisme et le biais antiscientifique inhérents au marxisme ». « Le prestige artificiellement conféré à la vision du monde marxiste » a fait qu’« un grand nombre d’universitaires, et bientôt plusieurs générations d’hommes politiques et de journalistes formés par eux se sont retrouvés dans l’impossibilité de comprendre l’économie moderne, puisque, dans leur formation de base, on avait introduit un obstacle épistémologique bloquant absolument cette compréhension ».
Nous en sommes aux conséquences. Un blocage, dont la matrice est l’existence de ce que Némo appelle l’« Église de la Gauche ». « En plein XXIe siècle, en pleine mondialisation, et alors que les Chinois se préparent à créer des bases permanentes sur la Lune. Nous sommes, nous, dans la situation où était l’Empire ottoman à la fin du XIXe siècle, paralysé intellectuellement et socialement par ses oulémas, en passe d’être submergé par des civilisations supérieures ».
Némo espère une issue, qui impliquerait tout à la fois le retour à l’esprit de 1789 et une remise de l’histoire à l’endroit qui ferait apparaître que l’esprit de 1789 a été, en fait, bien plus présent dans la société française que les tenants de 1793 ne le disent : « Nous devons faire œuvre d’anticléricalisme rationnel. Si nous voulons faire revenir le pays dans le courant du progrès mondial, nous devons, un siècle après la loi de 1905, songer à mettre d’urgence en chantier une loi de séparation de l’Église de la Gauche et de l’État ». Némo note que les maux dont souffre ce pays « sont des maladies récentes attrapées un jour d’hiver et que le printemps guérira ». J’aimerais penser qu’il a raison. Je suis plus pessimiste que lui et pense que l’hiver risque de persister.
Je suis enclin à penser aussi que le mal est plus profond et que, dès 1789, étaient présents des éléments qui se révèleront pleinement en 1793 : ma lecture de 1789 serait plus proche de celle d’Edmund Burke.
Le livre de Philippe Némo n’en est pas moins essentiel pour qui veut comprendre l’essence de la Gauche en France et les ravages de l’anti-Église appelée Éducation nationale.
328 pages – 16 euros
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Les 4 Vérités Hebdo
25, rue des Bas
92600 Asnières
Guy Millière
06:04 Publié dans Guy Millière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.08.2009
L’Afghanistan et la lutte contre l’islam radical
À moins de deux semaines des élections présidentielles afghanes, la présence occidentale en Afghanistan se trouve à nouveau mise sur la sellette.
Premier élément de cette mise en question : un rapport de la chambre des Lords pointe du doigt un certain nombre de dysfonctionnements de l’alliance militaire dans ce pays. En particulier, le rapport critique l’absence de cohérence entre les actions des différents contingents.
Cela n’est pas une nouveauté. Chaque fois que la « communauté internationale » a décidé l’envoi de forces militaires multinationales dans un pays, on a observé que les troupes peinaient à mettre en œuvre une stratégie commune. Les rivalités entre chefs, les incompréhensions linguistiques, les modes d’action différents… gênent considérablement cette mise en œuvre.
L’Afghanistan ne fait pas exception à la règle. Tout au plus peut-on noter que, contrairement à beaucoup d’actions militaires internationales, les troupes occidentales n’ont pas reçu une mission d’interposition entre belligérants, mais un mandat beaucoup plus vaste et difficile : pacification (militaire et politique) du pays et éradication des forces islamistes radicales.
Deuxième élément : le mois de juillet a été le plus meurtrier pour l’alliance occidentale depuis son arrivée (75 morts). Ici, nous touchons du doigt la faiblesse de l’Occident face à l’islam radical. Nous n’acceptons plus de perdre des vies humaines qui, pour les islamistes, ne valent rien.
Troisième élément : la situation politique. Les élections présidentielles du 20 août prochain s’annoncent mal. Elles auront lieu dans un climat de terreur et seront probablement marquées par une forte abstention, car les talibans ont appelé au boycott des urnes et à l’insurrection armée. La légitimité du président élu s’en ressentira naturellement.
Cette mise en question de la présence occidentale en Afghanistan omet cependant le principal : que sommes-nous allés faire là-bas ? À cette question, la seule réponse pertinente est : lutter contre l’islam radical. Mais le caractère tribal de l’Afghanistan rend problématique la perspective d’une victoire : comment assurer la stabilité d’un pays qui n’a jamais été stable ? Et surtout l’Afghanistan est-il le meilleur front dans la lutte contre l’islam radical ?
J’aurais tendance à croire qu’il serait plus logique de s’intéresser au Pakistan (qui fournit les talibans, et bien d’autres, en armes et en kamikazes). Mais l’Occident serait-il capable d’exiger quoi que ce soit du pouvoir pakistanais ?
15:29 Publié dans Rouxel Jean | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : occident, afghanistan, islamisation
Philippe de Villiers se rapproche de l'UMP
La nouvelle a son importance, le président du Mouvement Pour la France a fait le choix de rejoindre la majorité présidentielle. Non pas l'UMP mais un rassemblement qui comprend aussi le Nouveau Centre et la Gauche Moderne.
Le MPF de Philippe de Villiers est la formation la plus proche de nos idées actuellement. Listes soutenues par Jean François Touzé (occidentaliste et leader de la Nouvelle Droite Républicaine), ce parti souverainiste a su se faire le rassembleur de tous les libéraux-conservateurs que la France compte. Jérôme Rivière le candidat en Ile de France ne cache pas son occidentalisme.
Il se pose la question de pouvoir ou non exister en dehors de la machine UMP. Il se pose la question de l'opinion des électeurs qui sont incontestablement de droite, et qui soutiennent toujours mieux Villiers quand il se trouve au sein de la majorité.
Même si on peut estimer que Sarkozy est de plus en plus de gauche, l'UMP reste un parti authentiquement de droite. Et il faut se demander quand on est à la droite de la droite, comment être utile ? Aussi critique que je puisse l'être à l'encontre de Sarkozy, Villiers me semble faire un choix intelligent et surtout utile. En effet je ne vois pas comment être utile à droite aujourd'hui hors de l'UMP, car c'est bien cette machine qui séduit les électeurs et qui s'est imposé en locomotive de la droite. Aussi peu de droite pouvons nous juger son leader.
La stratégie de Le Pen a conduit cet homme à ne même plus être de droite, rejoignant l'axe rouge-brun-vert. Il vaut mieux voter Sarkozy ou Bayrou que suivre ce camp. Le camp de l'opposition stérile, qui a pour conséquence la transformation en parti d'opposants en tout genre parfois nauséabonds est evidement le plus gros piège dans lequel on peut tomber quant-on aspire au pouvoir. Si il y a une chose dont on peut être sûre avec ces positions, c est evidement de ne jamais l'avoir. C'est une chose qui amusera les extrémistes, les marginaux, les malades mentaux et les obsessionnels des complots, ça n'interressera aucuns lecteurs de ce blog et ça ne m'interresse pas.
En comparant les deux stratégies, il m'apparait que celle de Villiers est la plus saine et la plus logique. Il s'agit de s'allier avec des personnes qui ont un monde commun malgré des divergences importantes. Une stratégie Lepeniste consiste à s'allier sur des éléments qui attirent des gens qui n'ont même pas un monde commun de valeurs. Entre un libéral du FN de 1986 et un neo-fasciste rouge-brun il y en effet plus que des convictions, mais un monde entier de différence.
Pour des raisons de moyens comme pour des raisons politiques, Villiers a raison je pense de vouloir être présent au sein d'une droite qui a été élu sur un programme proche de ses idées. D'autres solutions seraient un remède pire que le mal.
Michael Stone
15:23 Publié dans Michael Stone | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mpf, ump, de villier
24.07.2009
Liberté pour les terroristes - pas de pitié pour les autres.
Prochainement un nouveau membre d'Action Directe à savoir Régis Schleicher pourrait bénéficier d'un remise en liberté, ce qu'on ose nommer une "semi liberté". Pour un terroriste, assassin de deux policiers et auteur de plusieurs hold-up c'est une liberté fort juteuse. Le terroriste rouge avait été condamné à la perpétuité à la fin des années 80 une perpétuité qui en France n'existe evidement pas. L'opposition du Parquet général qui juge cette décision peu prudente n'aura pas eu d'effet. Il sont plusieurs en France à être d'anciens terroristes qui bénéficient des mêmes faveurs de la France.
C'est quand même assez drôle de remarquer qu'en France plus un acte est grave et répréhensible, moins il est condamné en proportion ! Un contribuable qui en a marre d'engraisser les dépenses folles de l'état sera lourdement condamné pour ce qu'il a fait. Un assassin sortira au bout de 15-20ans... Ou même si il assassine deux personnes comme Régis Schleicher ! Tant qu'a faire autant assassiner 10-15 personnes de plus, ça ne coutera que deux ans de plus en prison ! On passe en effet rarement plus de 22ans en prison.
Le terrorisme rouge-brun-vert constitue le cancer du monde moderne, il faudrait pourtant cesser de choyer ces malades mentaux comme des enfants atteints d'un rume. La pitié pour le traitement infligé aux terroristes communistes ou même islamistes est la pire faiblesse dont l'Occident puisse faire preuve, car les temps ne prêtent pas aux bons sentiments pour ces personnes. D'ailleurs je ne crois pas qu'un temps quelconque puisse s'y prêter.
La place de cet assassin et voleur est au minimum en prison. Car on a le droit de penser que pour des individus pareils, la peine de mort d'outre-atlantique est la solution la plus juste.
Ah oui pardon, c'est américain ? Oulala c 'est pas bien !
Michael Stone
15:59 Publié dans Michael Stone | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : action directe, communisme, terrorisme
Le totalitarisme écologiste est bien vivant
L’une des inepties les plus coûteuses à avoir déferlé sur le monde ces dernières années est, sans conteste, le mythe du réchauffement global créé par l’homme.
On pourrait penser que cette ineptie, en ces temps de difficultés économiques, est reléguée dans le révolu. Ce n’est malheureusement pas le cas.
Trop de gouvernements ont investi des fortunes dans une propagande médiatique incessante, dans des travaux publics et des remodelages urbains grandiloquents, pour que la machine lancée soit arrêtée. Trop de budgets sont en jeu. Trop de beaux parleurs, de conseillers du prince, de journalistes, de scientifiques stipendiés sont impliqués.
Il y aura donc, d’ici la fin de cette année, une grande conférence organisée à Copenhague. Il s’agira de définir un traité censé succéder au protocole de Kyoto. Cela se fera sous l’égide de l’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) des Nations Unies.
Il y aura donc beaucoup de statistiques – aussi sérieuses, à coup sûr, que les déclarations sur les droits de l’homme faites par la même organisation ! Pour préparer, une réunion a été récemment organisée, appelée « sommet d’urgence sur le changement climatique ». L’alarmisme de rigueur y a régné, cela va de soi.
Il a été affirmé que le niveau des mers allait, au XXIe siècle, monter de manière vertigineuse, que les forêts tropicales allaient disparaître, et que la fonte des glaces s’accélérait sans cesse.
Nul n’a dit que la planète risquait de bientôt tourner en sens inverse si le développement économique n’était pas stoppé immédiatement, mais au degré de débilité où nous en sommes déjà, cela finira par venir.
Juste avant les élections européennes, un film d’épouvante signé Yann Arthus-Bertrand a été montré à la télévision, aux fins de doper les listes « vertes » et de faire des « écologistes» le courant d’opposition principal à une UMP, elle-même de plus en plus « verte ».
Lors du récent G 8, il a été déclaré que, pour sauver la terre, « les huit pays les plus riches de la planète entendent agir pour diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 ». Pour les « pays industrialisés », l’objectif est de diviser les émissions par cinq.
Au même moment, a été organisé à New York un autre sommet dont les médias n’ont pas parlé. On y trouvait le seul chef d’État européen pour lequel j’ai une réelle estime, Vaclav Klaus, Président de la République tchèque et auteur d’un livre que mon ami Jacques Garello vient de faire paraître en France : « Planète Bleue en Péril Vert».
On y trouvait aussi la plupart des grands scientifiques qui ont consacré leurs recherches à la climatologie. Des exposés très précis ont montré à l’auditoire que les modèles informatiques utilisés par l’IPCC laissent de côté tant de paramètres que leurs résultats sont sans cesse réfutés par les données vérifiables tirées de l’observation de la réalité : les températures moyennes sur terre, censées monter chaque année, sont, depuis une décennie, à la baisse.
Le niveau des océans continue à s’élever au rythme où il s’élève depuis plus de deux siècles : trois millimètres par an. La calotte glaciaire antarctique ne fond pas, et il n’y a pas de diminution globale des glaces sur la terre. Les orages et ouragans tropicaux sont à leur niveau d’activité le plus bas depuis trente ans.
Le plus inquiétant, a dit Vaclav Klaus, n’est pas que les gouvernements gaspillent des fortunes au nom d’un réchauffement qui n’existe pas. Ce n’est pas même qu’ils financent ainsi des milliers de gens sans scrupules qui intoxiquent les opinions publiques et détériorent gravement la vie quotidienne de millions de gens.
Ce n’est pas même qu’en faisant cela, ils condamnent à mort des centaines de milliers de gens dans les zones pauvres du monde. C’est que nombre d’hommes politiques semblent croire à ce qu’ils disent et paraissent être fermés à des raisonnements scientifiques scrupuleux.
Croient-ils vraiment ce qu’ils disent ? Sont-ils vraiment fermés aux raisonnements scientifiques scrupuleux ? Ou doit-on penser ce que je pense : à savoir que trop d’argent a déjà été investi, et que trop de gens stipendiés sont impliqués ? Le nazisme, le fascisme et le communisme ont tué et débouché sur des génocides au XXe siècle. L’islamisme est loin d’être mort. Le totalitarisme écologiste est bien vivant. Il détruit et il tue…
15:54 Publié dans Guy Millière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, réchauffement climatique






