17.08.2009
Clotilde Reiss est libre !
Un grand soulagement à l'annonce de la libération conditionelle et sous caution de Clotilde Reiss, cette jeune universitaire française de 24 ans interpellée pour "espionnage" le 1er juillet dernier, alors qu'elle n'avait fait que raconter sur internet à ses proches le déroulement des mouvements de soulèvement populaire contre le régime islamiste.

Le régime Iranien a compris qu'il ne tenait plus qu'à un fil et tente de sauver les apparences.Tout n'est pas fini car Clotilde n'est qu'en liberté conditionnelle, sous contrôle judiciaire. Mais cette nouvelle va dans le bon sens et cette liberté retrouvée va lui permettre, sereinement, de préparer sa défense pour montrer la fantaisie des accusations et prouver son innocence.
Gonzague de Chantérac
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14.08.2009
Honduras : soutien aux combattants de la Liberté

Depuis l’autre bout du monde je voudrais témoigner de ma solidarité pour les habitants du Honduras qui se battent depuis des semaines pour leurs libertés et leur avenir, victimes d’un dénigrement médiatique total et d’un isolement politique irresponsable.
Pourtant, le soulèvement populaire de tout un peuple contre ce qui s’annonçait comme une prise de pouvoir en douceur par un futur tyran au sens classique, c’est à dire un monarque sans liens, mériterait de notre part une plus grande attention.
Depuis 10 ans l’Amérique Latine est devenue une poudrière socialiste, puisant sa rhétorique de lutte dans un anti-américanisme prononcé. Chavez en Bolivie, Raul Castro à Cuba, les instables Lula au Brésil et Alan Garcia au Pérou et maintenant Ortega au Nicaragua sont autant de pions dans un possible embrasement demain. Face à eux des pays maintiennent le drapeau conservateur comme en Colombie avec Uribe qui combat les marxistes Forces Armées Colombiennes (FARC).
Et ici au Honduras, ce pays de 112 000 kilomètres, au cœur de l’Amérique Latine, où l’armée s’est soulevée non pour violer la Constitution, mais pour la faire appliquer ! Le Président Zelaya, qui s’est depuis quelques années rapproché des gouvernements socialistes durs du continent, voulait en effet modifier la Constitution pour pouvoir faire un deuxième mandat. Comme Hugo Chavez. Et demain pourquoi pas la suppression de toute impossibilité de se représenter ?
Comprenons bien, il ne s’agit pas ici d’une atteinte à la souveraineté nationale du Honduras, ni d’ingérence de notre part. Le débat qui est posé est de savoir si la volonté profonde du peuple du Honduras de ne pas sombrer dans ces réminiscences arbitraires doit être entendue par les puissances internationales, où si nous acceptons de nous taire et de soutenir Zelaya, nous réfugiant naïvement (ou lâchement ?) derrière une pseudo légalité qui s’affranchira demain de nos états d’âme.
Expulsé hors du pays, le Président a été déchu par la Haute Cour de Justice du pays dont la composition n’a pas changé d’un iota depuis le début des évènements.
Le Président de l’Assemblée Nationale, issu du même parti que Zelaya, a été nommé Président par intérim, et prépare des élections libres prochainement.
Isolé, l’ancien chef d’Etat n’est pas le bienvenue aux Etats-Unis qui l’avaient brièvement accueilli mais qui ne voient pas d’un bon œil son revirement.
C’est l’intérêt de la France et de l’Europe que d’aider le Honduras à se stabiliser politiquement pour expurger ces relents dictatoriaux qui le menacent.
Gonzague de Chantérac
04:11 Publié dans Gonzague de Chantérac | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.07.2009
Iran le combat de la Résistance à la liberté
Le résultat des élection du 12 juin en Iran et les troubles qui lui ont succédés marquent-ils un tournant dans la situation régionale et mondiale ? A bien des égards on peut le penser. Mais encore faudra t’il que les oppositions diverses s’accordent pour trouver une issue concertée à cet embryon de changement.
L’apparition d’une opposition déterminée issue d’un suffrage démocratique, même manipulé, montre une volonté du peuple iranien de ne pas subir une fatalité tyrannique. Il y aura des morts, des martyrs de la Liberté, comme le fut Neda, 27 ans, tuée lors d’une manifestation le 19 juin dernier.

Signe de son usure et de sa dangerosité, le régime s’est resserré autour de l’ayatollah Khameini, Gardien Suprême de la Révolution de 1979 qui renversa un régime progressiste. Quand certains de ses anciens piliers avaient changé de camp, tel le vrai leader de l’opposition Rafsandjani ou l’une de ses marionnettes, le candidat Mir Hossein Moussavi, dont la sincérité reste toutefois à établir.
Il faut se garder des bellicistes : l’Iran est un grand pays. Par son Histoire et sa Culture car il demeure l’héritier des Perses, mais aussi par sa population (71 millions d’habitants), sa superficie (18ème rang mondial) riche en ressources énergétiques. Personnellement je doute fort que le régime de Téhéran appuie un jour sur le bouton de l’arme atomique. Trop de conséquences, pour eux, et pour les 100 millions d’arabes de la région. Le martyr collectif pour détruire l’ennemi sioniste ? Et les lieux saints de l’Islam avec ?
Le tapage médiatique autour du nucléaire militaire construit un habile para-feu, qui permet d’éclipser sa légitime volonté d’influence régionale ainsi que son farouche attachement au maintien de sa souveraineté, notamment énergétique.
L’Iran ne veut pas être la nouvelle Irak, et montre les dents en aboyant. Mais le proverbe ne dit-il pas que « chien qui aboit ne mord pas » ?
Pour autant ne soyons pas naïfs : l’Iran ou plutôt son régime, posent un problème.

Reza Pahlavi, futur Chef de l'Etat de l'Iran de demain ?
Je ne vois pas d’issue républicaine (islamique) possible pour garantir la paix, la prospérité et les libertés individuelles. Car c’est le régime de la République Islamique d’Iran qui est le problème intrinsèque, avec son collège des Gradiens de la Révolution qui détient tous les pouvoirs. C’est donc plus qu’un changement de gouvernement, mais de régime qu’il faut que les iraniens opèrent. Un régime qui s’inscrive dans la Mémoire de l’Iran. Un régime qui soit le symbole fort de l’apaisement, qui réconcilie les iraniens avec eux mêmes, avec la modernité et permettant ainsi à ce grand pays de continuer à s’ouvrir au monde.
La formation d’un pôle de résistance nationale et internationale derrière le Prince Reza Pahlavi, fils aîné du Shah, pourrait être la meilleure chose pour désamorcer les conflits futurs, et permettre à l’Iran de reprendre toute sa place régionale et mondiale.
Gonzague de Chantérac
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