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30.06.2009
Information pratique
Comme certains le savent déjà "dans nos milieux", je laisse la responsabilité de gérer ce blog d'actualité à Alexandre Lacroix.
La ligne ne changera pas, nous sommes toujours le blog libéral, conservateur, patriote et occidentaliste. Sachant que l'on peut être plus ou moins conservateur ou libéral. Notre fondamental est l'adhésion au monde libre, ce que nous appellons l'occidentalisme.
De plus il est inutile de faire concurrence à des gens qui font un excellent travail sur leur ligne propre. Je pense par exemple au blog E-DEO qui est le véritable média conservateur français. Au site Resilience TV qui est un très bon média libéral au même titre que Les 4 Vérités Hebdo.
Notre ligne est occidentale. Elle est une rencontre entre ces courants qui peuvent s'entendre souvent et s'opposer de temps en temps, mais qui partagent les mêmes valeurs de liberté et d'amour de la vie.
Je suis heureux de constater l'ascension de la courbe des visiteurs depuis que nous avons lancé le projet "Monde Libre". Au fur et à mesure du temps vous découvrirez des articles émanant directement de la jeunesse occidentale, je resterais chroniqueurs de temps à autres. Mais je ne serais plus le seul rédacteur ayant le statut d'étudiant aux yeux de l'état.
Alexandre Gitakos
03:11 Publié dans Alexandre Gitakos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué de France-Israel jeunes
Communiqué de France-Israel Jeunes :
POUR UN IRAN LIBRE !
Les jeunes de l'Association France-Israel apportent leur soutien à la résistance iranienne et à la jeunesse iranienne qui ne souhaite que vivre dans un monde libre.
A ces jeunes qui ont le même gout pour la liberté et la vie que nous, en opposition avec la culture de mort de l'idéologie islamiste, nous assurons notre amitié et notre fraternité.
A ces jeunes qui veulent la paix dans le monde et qui ne souhaitent pas "rayer Israel de la carte", nous assurons le soutien des jeunesses de France et d'Israel.
Nous sommes inquiets de la situation dans ce pays. Sans pouvoir établir de bilan on sait que de nombreuses personnes ont disparu ou ont été assassinées. Nous demandons à la diplomatie française de jouer son rôle, car la situation alarmante pour les étudiants iraniens le réclame largement.
Le monde libre et sa jeunesse souvent trop passive et manipulés par des pseudos rebels rouges-bruns-verts doivent se mobiliser pour que la liberté règne enfin en Iran et pour que le massacre cesse.
Un courant français de la Révolution verte iranienne va se créer bientot, France-Israel Jeunes apporte son soutien à cette initiative.
Le groupe facebook : http://www.facebook.com/profile.php?id=644851050#/group.p...
France-Israel jeunes
Bureau de Direction
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29.06.2009
Tribune : Claude Goasguen
L'ouverture est suicidaire pour la droite
Alors que les noms de nouvelles personnalités de gauche circulent, le député UMP estime que Nicolas Sarkozy joue avec le feu en poursuivant l’ouverture et prend le risque, énorme, de troubler son électorat.
Dans les jours qui suivront le scrutin européen, le remaniement annoncé, notamment pour remplacer Rachida Dati et Michel Barnier, devrait à nouveau être placé sous le signe de l’ouverture, chère au président. Qu’en pensez-vous?
L’ouverture est devenue un slogan. C’est à mon sens un mauvais slogan. Électoralement, si l’UMP réalise un score convenable, c’est que notre base électorale, solide, est à droite.Il ne faut surtout pas la décourager,ni avant ni après les élections. À force de prôner l’ouverture à gauche, Nicolas Sarkozy va finir par avoir des difficultés avec son électorat et par ébranler la majorité présidentielle. Le président de la République joue avec le feu.
Quels sont, selon vous, les risques de l’ouverture?
Cette pratique de l’ouverture est, au fond, proche de la stratégie de François Bayrou. Quand Bayrou annonce son intention de pratiquer l’ouverture tous azimuts et de s’entourer de mercenaires quelles que soient leurs origines, il est cohérent avec ce qu’il a toujours dit, tout au long de la campagne présidentielle.Mais populariser le même thème à l’UMP, c’est aller au-devant de difficultés pour combattre Bayrou dans les mois qui viennent. Il aura beau jeu de d i r e : “Finalement, vous avez fait ce que je proposais”.Je suis persuadé que Bayrou sera notre adversaire le plus difficile dans les années qui viennent et je ne souhaite pas que nous nous retrouvions dans un combat “ouverture contre ouverture”. Là, l’électorat de droite aurait des raisons de se poser quelques questions.
Pourtant Nicolas Sarkozy n’est pas le premier à pratiquer l’ouverture…
Il faut bien distinguer les ouvertures. Maintenant, c’est devenu une espèce de “sésame ouvre-toi”, de caverne d’Ali Baba.Effectivement,les prédécesseurs de Sarkozy avaient procédé à des ouvertures classiques,avec les ralliés de la dernière heure, comme Mitterrand avec Durieux,ou encore Giscard.Cette vision classique de l’ouverture s’incarne avec Éric Besson et Jean-Marie Bockel.Sans faire illusion,cela permet de donner une petite coloration politique. Admettons.Mais on voit maintenant une nouvelle forme d’ouverture, vers ceux qui sont présumés nous apporter leurs “valeurs” et leurs “compétences”. Dans cette catégorie, nous avons Claude Allègre, Hubert Védrine et Jack Lang, qui a même eu l’audace d’appeler son livre,qui vient de sortir, Demain comme hier. Tout un programme! C’est ce que j’appelle l’ouverture “mercenaire”. Cela signifie qu’en réalité la personne consent à s’engager sur un programme qui reste le sien et qu’elle participe au gouvernement à la carte.
Considérez-vous que ce soit la cause de situations préjudiciables?
Évidemment. On l’a vu récemment encore, quand certains ministres – Bernard Kouchner, Fadela Amara,Martin Hirsch – ont eu l’audace de déclarer qu’au fond ils ne diront pas pour qui ils voteront aux européennes. Soi-disant parce que le vote est quelque chose de personnel. Alors que Michel Barnier, tête de liste en Île-de-France, est leur collègue au gouvernement! On pourrait tout de même imaginer que la liste UMP et Nouveau Centre reflète l’opinion du gouvernement dont ils font partie. Édouard Balladur vient d’ailleurs de le dénoncer et je partage totalement son avis. C’est, je crois, tout à fait contraire à l’esprit de la Ve République. Il s’agit d’une pratique qui pourrait s’adapter à un régime présidentiel. Le président s’entoure de qui il veut dans son cabinet, mais, dans un régime présidentiel, il n’y a pas de responsabilité politique devant l’Assemblée. Ce n’est pas le cas de notre système parlementaire. On peut comprendre que les députés soient embarrassés de se trouver face à des ministres qu’ils doivent soutenir mais qui ne sont pas favorables aux idées de la majorité et sont proches de leurs adversaires politiques. Ce “mercenariat” finit par être dangereux pour les institutions et pose par ailleurs un problème de cohérence gouvernementale.
Quelles sont, à vos yeux, les conséquences de l’ouverture ?
Cela laisse entendre que les “valeurs” sont à gauche.La droite est-elle donc composée d’un rassemblement d’attardés pour que nous allions chercher de vieilles figures défraîchies du mitterrandisme pour former les équipes gouvernementales ? Claude Allègre s’est révélé être un très mauvais ministre et s’est mis à dos l’ensemble du corps enseignant.Ou encore Bernard Kouchner,qui apparaît comme la plus contestable des personnalités d’ouverture. Jouant sur son image humanitaire, il ne parvient pas pour autant à gouverner son ministère. Le Quai d’Orsay a repris les rênes. Désormais, on voit réapparaître les fameux communiqués du Quai, on entend le porte-parole du Quai, alors que le ministre ne parle plus. C’est la limite d’une bonne image initiale lorsqu’elle est confrontée à la réalité du pouvoir. On ne gouverne pas avec des images. C’est dommageable pour la politique de ce pays et, de plus, électoralement, cela brouille les cartes. Je ne crois pas une seule seconde que ces débauchages aient le moindre impact.
Certains disent néanmoins que l’ouverture a affaibli les socialistes… Un coup génial contre le PS ?
Je n’y crois pas. On les aide à faire le ménage en les débarrassant du vieil héritage mitterrandiste. Lang,Attali, Allègre viennent finir leur carrière aux côtés de Sarkozy. En réalité,ce ne sont pas les forces vives du PS qui ont rejoint notre camp.De plus, quand on regarde bien, ce ne sont pas des personnalités fortement implantées localement.Les grands élus socialistes, comme des présidents de conseil général, ne nous ont jamais ralliés. Je suis persuadé que le bénéfice électoral de ces transfuges est nul et pourrait même se révéler négatif. Enfin, les socialistes n’ont pas besoin de notre aide pour s’entre-déchirer.
Négatif de quelle façon ?
Nicolas Sarkozy doit conserver l’image qui a fait son succès. La droite est clairement le socle sur lequel il a été élu. Il a réussi, par son volontarisme, par son dynamisme, à récupérer les voix du Front national et à progressivement fédérer l’ensemble d’un électorat de droite en déshérence. Ce que personne n’avait réussi à faire ces quinze dernières années. Enfin, la droite est réunifiée. Il faut en profiter pour reconstruire le pays.L’ouverture est une solution factice et superficielle, qui pollue les esprits. Nicolas Sarkozy prend un risque, énorme, de mécontenter son électorat, encore fidèle aujourd’hui, mais qui ne comprendra pas éternellement que l’on mette en avant les valeurs portées par des personnalités de gauche. Jusqu’ici, la capacité personnelle de Sarkozy a réussi à faire passer la pilule. Ce ne sera peut-être pas éternel.
Comment expliquez-vous cet engouement pour des personnalités de gauche?
On en arrive à maltraiter nos amis, tout en regardant les personnalités de l’ouverture avec les yeux de Chimène. Jean-François Copé, par exemple, comme président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, est très régulièrement critiqué par l’Élysée. Il a su pourtant arrimer le groupe parlementaire, qui aurait pu ruer dans les brancards,tout en lui offrant un espace d’autonomie et d’expression. Copé joue un rôle majeur et me paraît indispensable à l’équilibre de la majorité actuelle. Il est sûrement le meilleur soutien de Nicolas Sarkozy, et c’est pourtant l’un de ceux que l’on critique le plus. C’est une erreur.
Et l’arrivée du socialiste parisien Christophe Girard, que la rumeur annonce à la Culture dans le prochain gouvernement?
(Dans un éclat de rire.) Alors ça, je n’arrive pas à y croire, même si je ne remets pas en cause ses compétences. Comment imaginer que,pour mener la politique culturelle de la France,on en soit réduit à devoir débaucher l’adjoint à la culture de Bertrand Delanoë? C’est à désespérer la majorité de droite…
Entretien de Josée Pochat avec Claude Goasquen
Valeurs Actuelles, 4 juin 2009
Blog des Jeunes CNI
02:28 Publié dans Tribune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.06.2009
La résistance iranienne
Malgré le consensus en faveur des résistants iraniens, les médias minimisent beaucoup ce qui se passe dans ce pays. On sait que la répression est dure contre la population mais aussi difficile à organiser pour le régime, qui doit aussi faire face à des conflits internes.
Neda Soltani est décédée, cette jeune iranienne de 26ans a été tué par la milice islamiste proche du président iranien. C'est dans ces moments là que je sais que j'ai raison d'écrire, d'agir, de penser et de réagir. Quand on se dit occidentaliste on défend une culture et des valeurs. Ces valeurs sont partagés par un grand nombre de personnes dans le monde, c'est le désir de vivre dans un monde libre qui a tué cette jeune iranienne.
Mes condoléances à sa famille, et mes condoléances à nous tous. Car comment en pas se sentir proche d'une jeune fille qui fait face aux islamistes dans la rue ? C'est toute la jeunesse occidentale qui est concernée par ce meurtre, pas seulement les étudiants de Téhéran. Du moins la jeunesse d'occident qui n'est pas victime de pathologie anti-occidentale.
Mes hostilités les plus profondes aux nazillons qui soutiennent le régime iranien. Fantasmant toujours plus un monde qui n'existe pas, et ayant toujours plus de fascination pour une idéologie islamiste encore plus virulente que leurs propres rêves de haine, de racisme et de mort.
Mon mépris le plus total pour les gauchistes de France qui se prennent pour Neda un samedi par mois place de la République. Eux qui ont aussi leur propre fantasme, celui de vivre dans un état raciste et policier aujourd'hui en France. Jouant ainsi à la résistance de 1940 au fond des universités. Ce comportement est une pure et simple insulte à ceux qui souffrent partout dans le monde, à commencer par cette jeune femme assassinée par les islamistes ce 20 juin 2009 à Téhéran.
Neda Soltani est un symbole, d'abord un symbole de courage. Elle nous rappelle que nous avons raison de dénoncer et de combattre ce que nous nommons à juste titre les totalitarismes rouge-brun-vert, que la terreur est bien en face de nous.
Pour nous français c'est un horizon, pour elle ce fut une réalité dans laquelle elle est née et a grandi.
Face à ces rouge-brun-vert, j'aurai assurément une pensée pour Neda. Et ce jour là, la peur changera de camp !
Le souvenir de Neda se conjugue à l'amitié et la solidarité qu'il faut avoir pour les iraniens déterminés à rejoindre le monde libre. Je suis heureux d'annoncer prochainement la création d'une section française de la Résistance iranienne. Symbole du goût si fort des iraniens pour la liberté.
Car la jeunesse d'occident ne peut rester passive face à un régime islamiste qui assassine et kidnappe ceux qui ont le courage de le défier.
Alexandre Gitakos
22:13 Publié dans Alexandre Gitakos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La liberté du peuple iranien
À de très rares exceptions près, les commentaires de la grande presse face aux événements qui ont suivi l’élection présidentielle iranienne ont été, en Occident, d’une grande timidité.
Ce qui se passe est pourtant d’une importance considérable. Quel que soit l’avenir, le régime mis en place par l’ayatollah Khomeiny il y a trente ans a vécu. Ou bien Khamenei et Ahmadinejad noieront la révolte dans un bain de sang et ils apparaîtront d’une manière un peu plus obscène pour ce qu’ils sont, des dictateurs sans scrupule et des fanatiques meurtriers. Ou bien la révolte les submergera et un changement de régime aura lieu.
Tout en souhaitant, bien sûr, la seconde issue, je crains la première. Mais, quand bien même ce serait la première qui surviendrait, il deviendrait bien plus difficile à un diplomate ou un homme politique occidental de prétendre encore qu’on peut négocier quoi que ce soit avec des gens pareils et il deviendrait impossible de fermer davantage les yeux sur les dangers que l’arme nucléaire aux mains de tels personnages pourrait représenter.
Ce qui survient actuellement constitue une leçon de dignité et d’éthique face au « pragmatisme » de ceux qui ne cessent de répéter que les peuples musulmans ne peuvent aspirer à la liberté. Le peuple iranien, aujourd’hui, en ce moment, fait preuve d’un courage immense et exprime que trente années, cela suffit. Ceux qui sont à l’écoute des slogans scandés dans les rues de Téhéran et de toutes les grandes villes du pays savent que ce qu’on entend n’est pas une demande de recomptage des voix, mais, bien plus souvent, des cris qui disent : « Mort aux tyrans » ou « Mort aux dictateurs ».
Des appels se font en direction de Moussavi, mais celui-ci se trouve porté par un mouvement qui le dépasse de beaucoup et dont il n’est en rien l’organisateur. Il peut devenir son chef de file, mais seulement à condition de se placer lui-même à l’écoute du peuple.
On entend aussi, parmi les cris, « Allah est le plus grand », mais nul mieux que Khamenei ou Ahmadinejad ne comprend ce que cela signifie, à savoir que ni Khamenei ni Ahmadinejad, ni quelque dignitaire islamique, n’est légitime.
Parmi les Iraniens qui sont dans les rues aujourd’hui, nombreux sont ceux qui sont passés par l’Irak et ont vu ce dont nul ne parle en Europe : un pays libéré d’un tyran qui a été jugé et exécuté, un pays où la presse et les élections sont libres. Dans les manifestations iraniennes, la référence à l’Irak est explicite. Les manifestants pensent que le sort réservé à Saddam Hussein devrait attendre Khamenei et Ahmadinejad.
La déstabilisation de l’ordre autocratique qui régnait dans le monde musulman et à laquelle songeait George Walker Bush produit ses effets. Ceux qui pensent que des élections libres en terres musulmanes portent toujours au pouvoir des islamistes devraient examiner de plus près les résultats des récentes élections municipales irakiennes, des élections libanaises qui ont vu un recul net du Hezbollah, ou des élections au Koweit.
Personne ne soulignera l’aveuglement, la lâcheté, le cynisme et l’absence de perspective de l’administration Obama. Voici deux semaines, Barack Obama, dans son discours du Caire faisait la cour aux islamistes et léchait les pieds de Khamenei et d’Ahmadinejad. Pendant plus de huit jours d’émeutes en Iran, il a choisi le camp du pouvoir en place et de la répression au nom de la « stabilité », et a fini par tenir des propos minimalistes vaguement favorables à la liberté.
Je me souviens de temps où les États-Unis étaient, d’emblée, du côté de la liberté contre le totalitarisme. Ce fut le cas sous des Présidents de gauche tels Kennedy, sous des conservateurs tels Reagan ou George Walker Bush. Obama incarne une gauche américaine qui n’est en rien la gauche idéaliste d’autrefois, mais une gauche extrême, radicale, tiers-mondiste, ouverte à l’islamisme, tendant la main aux dictateurs.
Il est des gens qu’Obama fait encore rêver. On a les rêves qu’on peut. Moi, je préfère espérer pour la liberté du peuple iranien.
J’ai écrit voici un an que, même s’il était élu, Obama ne serait pas Président, je persiste et je signe. Non : Obama ne se conduit pas en Président des États-Unis !
Guy Millière
18:48 Publié dans Guy Millière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.06.2009
En attendant l'Islam des Lumières
La dictature iranienne vient de produire l'image qui l'accablera à jamais: le visage ensanglanté de Neda, 26 ans. Filmée par un anonyme dans son agonie, après avoir été touchée par une balle samedi à Téhéran lors d'une manifestation, la jeune étudiante est devenue le symbole de la résistance d'un peuple gagné par la contagion démocratique. A peine Barack Hussein Obama venait-il d'inviter (Le Caire, 5 juin), après avoir lui-même rappelé sa filiation musulmane illustrée par son deuxième prénom, à "combattre les stéréotypes négatifs de l'islam où qu'ils se manifestent", la théocratie iranienne étalait son totalitarisme, son immoralité, sa violence. Il aura fallu attendre samedi pour qu'Obama sorte de son silence, mécaniquement approuvé par ses dévôts, et affirme enfin le soutien des Etats-Unis à ceux qui exercent "le droit universel au rassemblement et à la liberté d'expression".
L'Islam des Lumières, que semble vouloir porter le peuple iranien quand il réclame la démocratie et la modernité, ne s'accorde pas avec ces niaiseries qui veulent faire croire qu'il est déjà une réalité largement établie et que l'islamisme est un fantasme. Obama est d'ailleurs bien mal inspiré quand il se félicite de voir "le gouvernement américain aller devant les tribunaux pour protéger le droit des femmes et des jeunes femmes de porter le hijab, et pour punir ceux qui nient leur droit" (discours du Caire). Le voile, plus encore la burqa et le niqab, restent les signes de la soumission de la femme, mais aussi d'un rejet de l'Occident et sa laïcité. Interdire la burqa? Le débat qui s'ouvre en France a le mérite de s'affranchir de l'angélisme. Mais c'est une commission d'enquête sur la réalité de l'islamisme en France qu'il faudrait initier.
Je participerai, mercredi, à deux débats sur BFMTV (12h 45-13h10) et à l'émission « On refait le monde, sur RTL (19h15-20h)
Ivan Rioufol
12:38 Publié dans Ivan Rioufol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2009
Manifestation anti-terroriste
MANIFESTATION CONTRE LES TERRORISTES
Le mercredi 24 juin, la municipalité communiste de Vitry (Val de Marne) entend faire du sinistre Marwan Barghouti, terroriste palestinien condamné en Israël à la réclusion à vie pour une multitude de meurtres ignobles, un citoyen d'honneur de la ville.
Une manifestation est organisée par de nombreuses organisations pour s'opposer à cette décision scandaleuse.
Mercredi 24 juin
à 20H
devant l'Hôtel de Ville de Vitry
2 avenue Youri Gagarine
http://nouvelle-droite-republicaine.over-blog.com/article...
http://lion-ardent.hautetfort.com/archive/2009/06/22/mani...
http://france-israel.hautetfort.com/archive/2009/06/21/ma...
07:27 Publié dans Tribune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les deux écologies
L’écologie comporte deux courants. Le premier, qui vient de remporter un succès électoral en France, souhaite protéger la nature pour favoriser un développement durable de l’humanité. Le second, quasiment inconnu, considère que la salut de la planète passe par une lutte sans merci contre la surpopulation humaine.
Je ne reviendrai pas sur les thèses de nos écologistes français (réchauffement climatique, décroissance, culpabilité de l’homme blanc). Il faut lire l’excellent livre de Christian Gérondeau “CO2-Un mythe planétaire” ou se reporter à son interview sur http://www.reichmantv.com. Si ces écologistes rencontrent un tel succès, en dépit de leurs nombreuses contradictions, c’est surtout parce qu’ils surfent sur la tendance majeure de notre époque fondée sur la repentance. En fait, ce sont surtout des tiers-mondistes et j’en prends pour preuve leur refus absolu de limiter la population humaine (1). Tout comme les gauchistes, ils veulent simplement détruire notre civilisation et sur exploitent la bêtise humaine qui représente de nos jours la seule ressource inépuisable.
En revanche, la « Deep ecology », surtout présente dans les pays anglo saxons, considère que l’espèce humaine doit réguler sa population pour vivre en équilibre avec la biosphère et l’écosphère. Elle insiste sur la déforestation, la pollution des espaces naturels et la disparition des autres espèces vivantes qui résultent de la surpopulation dans le tiers monde. A la différence du CO2, ces fléaux ne relèvent pas de l’imaginaire. J’ai vu, à Madagascar, les collines autrefois boisées (les « tanety ») transformées en monticules arides du fait de la déforestation. J’ai vu, en avion, les énormes nuages de fumée et de cendres résultant des incendies de la forêt amazonienne. J’ai vu sur les plages des îles du Pacifique les dégâts occasionnés par la pollution. Ces problèmes ne peuvent qu’empirer puisque la fameuse transition démographique, qui devait ralentir la progression de la population mondiale, ne semble pas fonctionner dans certaines régions du monde et notamment en Afrique subsaharienne (2).
Les conséquences politiques de ces deux courants s’avèrent radicalement différentes (3). Pour nos écologistes, l’Occident porte la responsabilité de la situation actuelle et doit se sacrifier pour permettre aux populations du tiers monde de croître sans limites. Au contraire, la « Deep ecology » considère que la civilisation occidentale offre des remèdes puisqu’elle enregistre une faible croissance démographique, privilégie les énergies propres comme le nucléaire, replante ses espaces naturels, et réduit la pollution dans ses villes. En revanche, les pays sous développés n’apportent aucune solution et laissent leurs populations proliférer au détriment des équilibres naturels de la planète. La « Deep ecology » cible donc les pays pauvres en réclamant une réduction drastique de leur démographie.
En théorie, le progrès technique occidental pourrait nourrir 30 milliards d’habitants mais il est constamment remis en cause par les apôtres de la décroissance. L’humanité va donc tomber dans la trappe malthusienne, ce qui signifie que la nature se chargera d’éliminer la population en excédent. Les grandes famines prévisibles pourraient d’ailleurs affecter l’Europe occidentale. On oublie trop souvent que notre péninsule a été jusqu’à la fin du 19 ème siècle une terre de la faim en raison de sa trop grande densité humaine. Il a fallu l’action conjuguée de la mécanisation agricole et de l’émigration d’une partie des populations en Amérique pour parvenir à l’aube du 20ème siècle à l’autosuffisance alimentaire et ensuite à l’accumulation d’excédents. Or, de même que les chiens ne font pas des chats, chaque ethnie est adaptée à un certain type de terroir. Lorsque, du fait du remplacement des populations, nos fermes auront été remplacées par des huttes et des gourbis; lorsque les vaches auront été abattues pour laisser place aux chèvres; lorsque les grasses prairies auront été transformées en gravats, il en résultera nécessairement une forte baisse de la production agricole et une incapacité à nourrir les bidonvilles. En prenant pour horizon la fin de ce siècle, l’Europe pourrait donc devenir le théâtre des grandes famines que la nature imposera pour rétablir ses équilibres naturels.
En ce sens, le remplacement des populations est un véritable enjeu écologique tandis que le réchauffement climatique n’est qu’un alibi des théories tiers-mondistes.
Gérard Pince pour gerardpince.blogspot.com le 15 juin 2009
1- En particulier, Nicolas Hulot considère que la surpopulation ne correspond pas à un enjeu écologique
2-En 2008, on prévoit une population mondiale de 9,3 milliards en 2050 alors qu’en 2004 les prévisions des mêmes instituts portaient sur 9 milliards. Au fur et à mesure des révisions, on s’achemine ainsi vers des chiffres qui infirment le scénario médian de la transition démographique. Pour la définition de la transition démographique, se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/population.htm. Pour prendre connaissance des derniers rapports établis en 2008, se reporter à : www.un.org/esa/population/unpop.htm<... et www.prb.org
3-Ces deux courants alimentent aussi des débats philosophiques dont on trouvera un écho en cliquant sur http://www.utm.edu/staff/jfieser/vita/research/eco.htm. En substance, l’écologie traditionnelle revendique un héritage humaniste chrétien ou laïc tandis que la « Deep ecology » ne place plus l’homme au centre de l’univers et plaide pour l’unité de la biosphère (Se reporter à l’essai de Luc Ferry consacré au “Nouvel ordre écologique”).
Gérard Pince
06:41 Publié dans Gérard Pince | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2009
Le voile contre la burqa…
Un débat sur la burqa agite la France et la classe politique comme aux plus belles heures des affaires du voile islamique ou islamiste…
Je pense que ce débat traduit la défaite de notre modèle républicain et la victoire des Islamistes les plus radicaux.
En effet, pendant que certains parlementaires s’époumonent en demandant le vote d’une loi contre la burqa, les tenants de l’islamisme radical savourent une victoire idéologique et symbolique : celle de ramener le voile, étendard politique pourtant si rétrograde et si discriminant, au rang de simple vêtement et de banalité.
Cette polémique, au mieux inutile au pire irresponsable, démontre un manque flagrant de discernement politique et de connaissance des adversaires de notre République laïque. Nous avons affaire à des mouvements fondamentalistes qui se partagent les rôles entre les plus extrémistes et les pseudos réformateurs. Hier, le débat s’articulait entre le voile et la laïcité, aujourd’hui il s’articule entre la burqa et le voile devenu presque acceptable.
Nous sommes, donc, montés d’un cran.
Le voile, comme la burqa, comme le refus de la mixité dans les piscines, comme le refus de voir des femmes soignées par des médecins hommes…sont l’incarnation d’une même idéologie intégriste dont l’objectif est de détruire notre modèle de société libérale.
Il serait temps d’ouvrir les yeux et ne pas tomber dans le piège.
Il y aurait presque un parallèle à faire avec la situation en Iran où deux camps semblent s’affronter, celui de Ahmadinejad, jugé dangereux, et celui de Moussavi, jugé ouvert et plus tolérant. Or, il s’agit de deux faces d’une même pièce, d’une même idéologie…
C’est une quasi-défaite de la pensée… Pour faire accepter ce que l’on a, à juste titre refusé hier, les intégristes font de la surenchère dans les revendications et les aspirations.
Pour toutes ces raisons, je pense que le débat sur la burqa, tel qu’il se développe est absurde et hypocrite. Le combat se mène contre un modèle de société symbolisé par ces vêtements et ces revendications et non contre une burqa somme toute assez peu répandue.
- Absurde, parce que, pour lutter contre les extrémistes, les lois existent déjà et semblent être suffisantes.
- Hypocrite, parce qu’il permet à certains de s’exonérer de leur responsabilité d’élus de la république et de se donner bonne conscience alors que dans le même temps au niveau local ils participent au développement du communautarisme religieux.
Le seul message que nos élus doivent porter et défendre, c’est celui de nos valeurs essentielles, de notre identité.
Ils ne devraient pas se laisser enfermer dans une impasse politique, qui plus est par un député communiste M. Gerin, tendance politique qui a été complice au niveau local de l’implantation des mouvements religieux intégristes pendant des décennies.
Contact: Rachid Kaci
Président de la Droite Libre.
Auteur de « Comment peut-on être Français ? » aux éditions Larousse.
ladroitelibre@yahoo.fr
20:17 Publié dans Tribune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.06.2009
Les silences de Barack Hussein Obama
Crédible, Barack Hussein Obama ? Ses approximations historiques, qui présentent l'islam, religion de son père, comme source de l'Europe des Lumières et d'inventions comme l'imprimerie, font douter du sérieux de ses analyses. D'autant qu'il dit aussi : "Les États-Unis sont l'un des plus grands pays musulmans de la planète." Sa récente promotion du voile islamique, symbole de la soumission de la femme, a choqué les défenseurs de la laïcité. L'icône, un brin distante lors de son séjour à Paris, ne mérite pas l'unanimité des louanges.
L'obamania qui dure, notamment au sein de l'intelligentsia française, obscurcit l'élémentaire esprit critique. Au prétexte que le président des États-Unis a entrepris de se démarquer de son prédécesseur, toute sa politique est louangée par les anti-bushistes d'hier. Même ses œillades aux islamistes et ses mains tendues aux despotes sont jugées exemplaires d'intelligence, par ceux qui estiment que l'Occident doit s'astreindre à l'humilité. Auraient-ils oublié, ces héritiers de Chamberlain, que le totalitarisme méprise les faibles ?
Le coup d'État de Mahmoud Ahmadinejad, en Iran, qui vient de se faire réélire haut la main en fraudant les urnes, a dévoilé s'il en était besoin l'oppression de ce régime islamo-fasciste, qui construit sa bombe atomique et menace Israël. L'irrationalité de ses dirigeants, qui attendent l'Apocalypse comme une délivrance, rend d'autant plus aléatoire toute tentative d'apaisement. Aussi est-il consternant d'observer les silences d'Obama devant cette tyrannie, qu'il n'ose pas même nommer pour ce qu'elle est.
Sa politique de la main tendue est déjà un échec, puisqu'elle l'empêche de choisir, par prudence, entre la répression des illuminés et l'aspiration d'un peuple à sa souveraineté. Alors que la foule iranienne osait, dès lundi, braver les interdits et les balles (sept morts à Téhéran), le président de la plus grande démocratie se garde de prendre parti, sous les encouragements de ses thuriféraires. À moins qu'Obama ne se ressaisisse, il est loisible de voir une lâcheté dans cette attitude.
D'ailleurs, plus généralement, le "soft power" déployé par Obama, en réplique au bellicisme prêté à Bush et aux néoconservateurs, ne brille apparemment pas par son efficacité. Non seulement l'Iran le plus rétrograde se braque, menaçant les droits de l'homme et la paix dans le monde, mais la Corée du Nord multiplie aussi les provocations dans sa course à l'armement nucléaire. Bush avait classé ces deux régimes-là dans "l'axe du Mal". Les faits montrent qu'il avait raison.
Sarkozy sauve l'honneur
Barack H. Obama explique sa retenue en soulignant le peu de différence entre Mahmoud Ahmadinejad et Mir Hossein Moussavi, qui revendique l'élection. Mais ce relativisme relève du cynisme. Certes, les deux hommes sont issus du même totalitarisme islamiste, qui exècre les États-Unis. Cependant, la contestation de la fraude est aussi celle de la politique d'Ahmadinejad. C'est bien un combat pour la démocratie qui incite des Iraniens à manifester pour réclamer la reconnaissance de leurs votes. Mardi, ils étaient dans la rue malgré l'appel au calme de Moussavi, qui n'est donc pour beaucoup qu'un prétexte. Nombreux sont les manifestants qui ont en ligne de mire la "théocratie fasciste", ainsi qu'il la désigne. Les laisser sans soutien aucun ?
C'est la France qui a sauvé l'honneur. Nicolas Sarkozy a dénoncé, mardi, "l'ampleur de la fraude, proportionnelle à la violence de la réaction". Mercredi, il a enfoncé le clou : "L'idée d'une opposition en Iran est une perspective intéressante." Faudrait-il que les démocraties fassent profil bas, au prétexte de ne pas susciter le courroux des dictateurs ? Nombre d'obamaniaques le pensent, sans s'alarmer de l'esprit de capitulation qui les gagne. Certes il est de bon ton de reconnaître à l'Occident "une certaine arrogance" (Dominique de Villepin, La Cité des hommes, Plon). Pourtant, c'est bien lui qui reste la référence pour une partie de cette jeunesse en colère, qui aspire à son mode de vie.
Il est d'ailleurs paradoxal d'observer ce goût pour l'autoflagellation, commun aux élites européennes prêtes à prendre acte du déclin de l'Occident, tandis que sa civilisation sert toujours d'idéal ailleurs, au point d'avoir mis en échec le Hezbollah lors des récentes élections législatives libanaises. Quand Villepin écrit, parlant de la laïcité, qu'elle est "le socle de la Cité des Hommes", ne voit-il pas qu'il la menace en invitant l'Europe, dans le même temps, à "rassembler" aussi la Turquie et l'Afrique du Nord, où elle est si mal respectée ?
Courageux
Entendre cette pensée conforme en appeler également à l'immigration pour payer les futures retraites illustre l'indifférence qui persiste sur l'état de la société, confrontée, ici et là, à d'inabordables processus de "contre-colonialisme" (Renaud Camus) (1). Mais les yeux s'ouvrent. Le maire (PC) de Vénissieux, André Gerin, soutenu cette semaine par une soixantaine de députés, demande un débat national sur la burqa (voile intégral) qui se multiplie. Manuel Valls (PS) aimerait rajouter dans sa ville (Évry) "quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos", au nom de la lutte contre les ghettos ethniques. François Copé (UMP) rêve, lui, "d'un grand débat sur l'identité française", afin d'éviter "que la nation continue de se fissurer en silence". Les politiques deviendraient-ils courageux?
(1) Sur ce thème, lire aussi le dosssier que consacre, ce mois, la revue Controverses sur le "post colonialisme".
Ivan Rioufol
06:39 Publié dans Ivan Rioufol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







